Les containers et paquets

                   utilisés par le SOE et l'OSS pour le ravitaillement par air des FFI

 

 

 
                                          visiteurs  création du site: Mai 2006   mise à jour le: 16/07/2016

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Comment choisir un terrain de parachutage

 

 

Qui choisi les terrains ?:

   Le responsable du bloc départemental du Bureau des Opérations Aérienne (B.O.A. ) a pour rôle de recruter des chefs  d'équipes  parmi les Résistants les plus surs

   Ces Chefs d'équipe appelés Chefs de terrain ont pour devoir de chercher un terrain propre aux opérations de parachutage et  de recruter  des  Résistants  pour  former  l'équipe  de  ramassage  (appelé Comité de Réception). Cette équipe devait  posséder  un  effectif  de 10 à 20 hommes (en théorie seulement, moins importante en réalité).

 

Le personnel du Comité de  Réception  n'était  pas  rétribué  mais  recevait  quelques  fois dans  le parachutage  quelques  denrées  rares (cigarettes, chocolat, café....) conditionnées dans des paquets ou cellules portant les inscriptions CR (Comité de Réception) 

 

 

 

                                             Pour la Cote d'Or: mai -avril 1943      

        - Responsable du bloc Est BOA Cdt PICHARD dit Pic

        - Responsable Départemental MILA (appelé également Biclista de son vrai  nom Mr Vincent, garagiste à Dijon, 1er Chef Départemental de la Cote-d'Or, puis du Jura, tué  accidentellement  au cours d'une mission, le 3 Juillet 1944, dans le Jura )

    - les premiers chefs d'équipe: M.M. La--er à Poiseul-la-grange, Ja--ot à Uncey-le-franc,Mo----ot à Auxonne, l'abbé Grivelet à Saulx le Duc, Ga---it et Gu---ot à Chenôve,Ba--is à Pagny la ville, Lh-te à St Philibert, C--p à  Semur; On peut remarquer leur localisation dans tout le département Cote d'Orien.

  

 

 

 

 Comment choisir un terrain ?:

    Le terrain de parachutage doit:

                  -  être compris dans un rectangle de 400 m par 300 m  minimum.

                  - pas trop accidenté ni broussailleux

                 - de préférence le choisir en lisière de bois pour dissimuler l'équipe de ramassage pendant l'attente et pour  dissimuler rapidement les containers avant le transport. Il fallait éviter de laisser des traces de véhicules dans le champs.

                 - être éloigné des villages, de routes à grande circulation et démuni de terrain d'aviation de la Luftwaffe dans  un rayon de 25 Km.

    

 

         Comment homologuer un terrain ? :              

        Le terrain étant sélectionné et une équipe prête à agir, le Chef de terrain en faisait part au Chef Départemental qui  établissait  d'une  façon  précise  les  coordonnées  du  terrain (souvent à l'aide de carte Michelin) afin  d'être envoyées à Londres.(voir lien MUSEERADIOMILI.COM sur les techniques de transmission clandestine)

 

 

 

 

                                                                                Valise radio type PARASET (1er modèle)

 

 

 

Station ayant servie à l'équipe Jedburghs Alan. La réception se fait par le poste MCR1 (appelé "Biscuit"), l'émission par le poste WS."A".MkI alimenté par la génératrice.

 

Depuis les bases d'Angleterre, un avion de reconnaissance venait photographier le terrain. Dans l'affirmatif, le Service Allié   affectait  un  code à  ce terrain  et deux messages personnels. Chaque code du terrain et message ne servait qu'une seule fois  (pratique abandonné en fin conflit où un seul code terrain et message attribué servaient plusieurs fois).

 

 

      L' approbation du terrain et les codes  et messages faisaient le chemin inverse jusqu'au Chef de terrain.

     A partir de Août 44, la méthode d'homologation fut simplifiée: c'était le Responsable Départemental qui choisissait le nom du terrain ainsi que son message personnel et non le BOA à Londres.

 

     Les terrains pouvant recevoir du personnel parachuté sont appelé terrain "Homo" et ceux recevant du matériel "Arma"

     Pour le département de  Côte d'Or:

            fin Mai 1944: 18 terrains étaient opérationnels

            Août 1944: 75 terrains dont 10 Homo (habilité à recevoir des parachutistes); 2 terrains pour l'atterrissage de Lysanders et 7 terrains à grande capacité.  (Sont compris quelques terrains situés en Hte-Marne limitrophe Côte d'Or et dépendant du secteur Rolland B.O.A.)   

             

         Comment connaître la date du parachutage ? :

         Le  responsable  Départemental  ainsi  que  le Chef  d'équipe (pour  son  terrain seulement), devaient  écouter les messages personnels de la BBC . Si le message retenu passait à 13h00 , il fallait se préparer pour un parachutage la nuit même. Le  message  devait  être  rediffusé  à  17h00 et 21h00 pour confirmation. Normalement, seul ces deux personnes devaient connaître les messages personnels mais dans la réalité les équipiers étaient tenus informés du message dans le but de  gagner  du  temps afin  de se rassembler sur le terrain.

 

 

 

Photo en dessous : Poste MCR1 (dit Biscuit car conditionné dans une boite métal ressemblant à celle des biscuit) parachuté à la Résistance afin de palier au manque de radio civil confisqué par l'occupant. Ne sert qu'à l'écoute des messages. Se branche sur le secteur ou est alimenté par pile. Environ un poste par terrain de parachutage.

 

 

 

 

 

 Ci-dessus: nature morte de postes MCR1 parachutés par 4 exemplaires dans un panier Wire A450. L'ensemble présenté au premier plan a été parachuté aux maquis de Grandrupt (88)

 

Certains étaient en poste de garde pour la surveillance du terrain, d'autres  se  mettaient  en  attente dans  les taillis tandis  que certains étaient positionné sur le terrain munis de lampe qu'il devaient allumer à l'approche de ou des avions.

 

 

       Comment baliser le terrain de parachutage ? :

          Dès que le bruit de l'avion se fait entendre, le personnel responsable des feux se met en position. Trois personnes, munies de lampes rouges, se placent en lignes droite en s'espaçant de 100 m dans la ligne du vent tandis que le Chef de terrain  prend  position  à  20  ou  40 m de  la dernière lampe rouge. Celui-ci muni d'une lampe blanche émet l'indicatif en morse du terrain (pour exemple: . _ pour la première lettre du terrain Anjou) L'appareil confirme la vue du feux indicatif en allumant  ses  lumières  puis  refait  un  passage  en  revenant  face  au  vent (pour une accélérer l'ouverture du parachute et diminuer l'éparpillement des containers vu que le largage se fait à une altitude d'environ200m) pour  larguer  son chargement. A partir de mai 44, le balisage en feux rouges fit place par un balisage en feux blanc (lampes feux de voiture; feux  de  paille  etc..) ayant le même positionnement. La section du Colonel Buckmaster possédait un balisage spécifique: trois  lampes  placées  en  triangle  (le  balisage en  ligne droite était pour  le BOA ). Quelques fois l'avion n'arrive jamais (abattu  par  la  flack  ou  ne  trouvant  pas  le  terrain)  mais  l'équipe  devait  rester sur place jusqu'a l'aube. Souvent, le Responsable du bloc Départemental assiste au parachutage.

        En début 44, des balises Eurêka furent livrées; celles-ci permettent de guider l'avion à partir de 80 km du terrain, la finition de l'approche se faisait par un autre appareil le S-Phone qui permettait un contact vocal entre le Chef de terrain et le pilote de l'avion

         Que devient le contenu du parachutage et qui  réparti les armes?

      

 

 Une fois que les containers et paquets ont atterris, ceux-ci sont regroupés en lisière de bois avant d'être évacués par charrette ou par véhicule. Aucune trace du parachutage ne doit rester visible sur le terrain.

 

 

Après le débarquement du 6 juin, en  raison  de  l'augmentation des parachutages, les équipages spécialisés dans ces missions,  que  les  Britanniques  employaient  en  1943,  ne  suffisaient  plus  à la  tâche;  de  ce fait les escadrilles de bombardement étaient employées. Les  nouveaux équipages  ne  valaient  pas les anciens  et beaucoup de parachutages étaient  mal  fait:  container  s'écrasant  au  sol,  parachutage  sur  un  mauvais  terrain  sans  tenir  compte de la lettre signal (l'équipage de l'avion avait consigne de ne pas ramener le chargement en Angleterre)

      

 Maintenant, un inventaire  du  matériel  est effectué  par le Chef  de  terrain (si  le  Délégué départemental n'a  pas assisté au parachutage)

         

C'est  le  Chef départemental   qui  choisit  la livraison complète ou la  répartition  pour tel ou tel groupe.  En attente de livraison aux maquis, le matériel doit être dissimulé. Il n'existe  pas de cache type mais les containers sont souvent enterrés dans un bois ou un champs ou caché dans une meule de paille, dans un tas de charbon, dans une cave de maison en ruine, dans un clocher d'église......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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